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Résumé de l’Action Commune Etape 5 "“Les voies de la mer(-e) ; tracer-transmettre-créer”"

L’action commune de l’étape 5 constituait une possibilité pour les membres du réseau Anna Lindh d’apprendre à coopérer. Ce projet a commencé le 16 juin 2012 et s'est terminé le 30 juin 2013. 

“Les voies de la mer(-e) ; tracer-transmettre-créer”

Elle rassemblait 17 associations du réseau français de la Fondation Anna Lindh de 9 villes : Bastia, Brest, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris, Perpignan, Toulouse et Nanterre. Chacune mène une action spécifique.

Développer un sentiment de curiosité envers l'autre et sa culture, valoriser les talents, transmettre les mémoires des exils et des guerres, éditer des outils de sensibilisation, garder trace des échanges,
Rendre visible le rôle des femmes en tant que citoyenne,
Penser la question des migrations et du développement sous l’angle des intérêts mutuels (ceux des pays d’origine, des pays de transit, des pays d’accueil et surtout, ceux des migrant-e-s eux-mêmes,
Former une génération de “porteurs de parole” en créant, grâce à des techniques de communications verbales, musicales et corporelles, un lien entre les cultures, les générations, l'espace et le temps, sont les objectifs qui justifient l’action commune proposée qui va ainsi prôner l’intelligence des langues et les passages de mémoire.

A partir des traditions orales, il sera proposé des créations et interprétations innovantes, des espaces de dignité, de citoyenneté et d’égalité. L’interculturel sera pensé comme éducation à la solidarité et non comme enfermement dans des traditions archaïques.

La France doit considérer les migrants comme des citoyens qui ont apporté dans leur valise, avec leur force de travail, une richesse culturelle, des capacités d’adaptation et de création. Une rencontre nationale des droits des femmes migrantes en novembre 2012 servira de tremplin et de visibilité à ces problématiques.

Les objectifs:

• Renforcer le réseau français grâce à la mise en place d’espaces de conception, d’action et d’échange.
• Associer plus étroitement les membres du réseau en développant plus grande proximité territoriale et en valorisant la  diversité des pratiques culturelles et disciplines artistiques.
• Inventer des lieux et formes de conversation pour une citoyenneté active.
• Créer des pôles thématiques de référence autour de la jeunesse, des femmes et des migrations  et transformer ces “groupes cibles” en agents actifs de leur destin.
• Trouver de nouveaux modes de communication mieux adaptés aux enjeux du partenariat et à la révolution numérique.

Les partenaires :

ACT’MEDIA PRESSE, ANCRAGES, ARTECO, COMPAGNIE THÉÂTRE DU BOUT DU MONDE, COOPÉRATIVE SENS DE VIE, LE PIED NU, LES AMIS DE CARACTÈRES, LES APPRENTIS DE L'ESPÉRANCE, LES LABOS DE BABEL BRETAGNE (Union Peuple et Culture), LES LABOS DE BABEL MONDE, FILMCARE, FORUM FEMMES MÉDITERRANÉE, MÉSDITERRANÉES, NAME DIFFUSION, TRADITIONS ET GUÉRISON, U MARINU,UNI’SONS
 

Il s’agissait de  créer un espace commun de créativité et de dialogue  (en mutualisant les compétences et les talents) et   retrouver , transmettre les traces, des exils et territoires d’appartenance , cultiver la "magie" de la rencontre et proposer de nouvelles créations : Des berceuses, des contes, des jeux, des devinettes, des ateliers d’arts plastiques, des expositions de photos, en région parisienne à Montpellier, en Corse, à Marseille,à Brest, à Nanterre, et à Perpignan

La diversité des créations proposées ; spectacles, écritures, œuvres graphiques et vidéo, performances théâtrales... témoigne de la vitalité et de la richesse de notre réseau.
De nombreux ateliers de création proposés en direction de publics amateurs issus pour la grande majorité de quartiers défavorisés et éloignés de l’offre culturelle et artistique pour des raisons économiques, sociales ou géographiques.

La préservation du patrimoine oral, sa diffusion et son utilisation à des fins de recherche découverte, d’apprentissage et de pédagogie a été un fil conducteur. Le projet a identifié la «participation de la population aux processus culturels" comme essentiel Nous avons ainsi favorisé une dynamique participative et partagée : tant dans la conception que dans la mise en œuvre.
Ainsi au travers des activités menées, nous avons pu favoriser le dialogue en développant des pratiques culturelles interdisciplinaires ; les participants trouvant dans les manifestations culturelles des espaces de réflexion, culturels et philosophiques.

Parmi les nombreuses activités, des expositions photographiques et vidéographiques comme Femmes de Marseille dans leur intérieur qui  présente cinquante Marseillaises d’âge et de milieu divers, assises dans leur intérieur, prises en photo par Rodolphe Hammadi puis enregistrées.
L’exposition de ces photographies a permis de comparer leurs attitudes, leurs gestes. L’agencement de leur maison et l’enregistrement vidéo nous incite à comprendre leur parcours de vie, leurs préoccupations quotidiennes, leurs aspirations et à travers leurs témoignages, ce sont les espoirs, les craintes et les désirs des femmes de Marseille, nées ou adoptées par cette ville portuaire qui sont  rendus visibles. L’exposition multimédia sur l’origine des jeunes des quartiers de Marseille présentée par LES APPRENTIS DE L’ESPERANCE qui a permis aux  Français de la 3ème génération, d’ aller à la rencontre des femmes de notre entourage, de nos parents, de nos amis et voisins, pour les interviewer et les filmer dans leur environnement familial, dans les centres sociaux et les associations qui travaillent avec les femmes dans les quartiers de Marseille, mais aussi dans d’autres départements français, où nous avons de la famille
"Marseille au fil de l’eau" a été une  rétrospective audiovisuelle de l’initiative de jeunes des quartiers sensibles de Marseille mobilisés par le biais de pratiques artistiques diversifiées, dans la mise en œuvre d’un grand spectacle musical, à vocation pédagogique. Il s’agissait de témoigner de l’aventure humaine représentée par la construction du projet autour des cultures qui composent la Cité, afin d’encourager une culture de paix et de non-violence, en faveur des enfants du monde.
Les Récits d’exil et parcours d’intégration de l’association ANCRAGES au cours d’’ateliers qui ont donné l’occasion d’échanger et d’exprimer librement sur les différentes pratiques d’accueil et d’intégration. Le public a mis des mots sur son propre parcours de migration, sortir du silence et partager des expériences avec d’autres migrants.

D’autres ateliers d’écriture : ceux du  FORUM FEMMES MEDITERRANEE pour entendre les cris des femmes, leurs espoirs, leurs passions, leur reconnaître enfin l’égalité des droits
Laisser par écrit une trace de sa parole, c’est accéder à une forme de dignité. C’est pourquoi le Forum Femmes Méditerranée s’est attaché à mettre en place des activités littéraires (des ateliers d’écriture et un concours annuel de nouvelles) afin de libérer la parole des femmes et faire émerger leur mémoire.
Ateliers d’écriture d'Arteco autour de la mémoire, du voyage de l’ailleurs. Il s’est agi d’aller chercher dans les mémoires les histoires et parcours d’individus qui ont connu l’exil, l’errance et qui ont marqué de leur empreinte un territoire, une ville, une cité.

Ces ateliers ont généré une amélioration du rapport à soi et à l’autre grâce à la nécessaire écoute intergénérationnelle et intercommunautaire.
Ateliers et représentations théâtrales avec THEATRE DU BOUT DU MONDE, NAME DIFFUSION ET  TRADITIONS & GUERISON : "Mille et Une Paroles"
Action intégrée dans le spectacle "Lysistrata" d’Aristophane joué par des résidents du Centre d’Accueil et de Soins Hospitaliers (hébergées au Cash de Nanterre) un grand filet de paroles nouées ensemble.
Il s’agissait de recueillir des paroles de femmes ou d’hommes sur l’évolution du droit des femmes et aussi sur la manière dont se réalisent les changements.

« Mesditerrannée »s a proposé des réflexions, des débats et des initiatives culturelles à partir d’un travail de mémoire concernant un territoire bien défini, le camp du Brogylum, où est toujours logée une fraction de la population française désignée comme "les harkis".
Chacun a pu  conservé le souvenir de ce qui s’est déroulé, de valoriser le travail et d’en garder la preuve. En donnant corps à une culture participative et directe, en offrant à celles qui sont considérées comme accessoires une possibilité d’être acteurs du développement culturel français et de trouver une véritable place dans notre société. Ce projet était centré sur les notions d’effacement et de transmission de la Mémoire.
Au cours des Belsunciades avec l’association « LE PIED NU », nous avons défilé avec « La caravane du Sud dans les rues de Marseille » en juin 2013 pour permettre ainsi l’accès à la culture à toutes ces populations défavorisées qui ne peuvent et ne souhaitent pas aller à la culture : la culture doit aller à eux.
La création de nouveaux "Moualaqats avec les LABOS DE BABEL BRETAGNE "Moualaqats" est un mot arabe qui veut dire "choses suspendues". Il s’agissait dans les temps préislamiques, d’installer des bannières avec des poèmes calligraphiés sur les murs aveugles des médinas. Nous avons donc repris ce "concept" et proposé à divers ateliers d’arts plastiques en Bretagne (Brest, Quimper, Morlaix, Lorient) mais aussi en Algérie à Sidi Bel Abbes de mettre en peinture des textes de la littérature arabe moderne. Ce sont des auteurs palestiniens comme Mahmoud Darwish, Taha Mohamed Ali ou tunisiens comme Abou El Kacem Chebbi qui ont été retenus.
Les créations de jeux de devinettes de la Méditerranée avec les LABOS DE BABEL BRETAGNE ; de nouveaux jeux en arabe dialectal d’Algérie et de Kabylie, puis en arabe dialectal du Liban et de Palestine.
“Focus sur l’autre”d’ ART’UP 13 a permis de considérer le film comme un outil de langage universel et pouvant toucher toutes catégories sociales. En ce sens, la réalisation audiovisuelle offre un terrain sur lequel peuvent se réunir et communiquer des personnes de tous horizons.
Vivre ensemble avec toutes nos langues, faire que la coprésence de nombreuses langues sur un territoire ne soit plus un obstacle à la communication mais puisse être accueillie activement comme  un enrichissement de l’expérience émotionnelle et intellectuelle de tous. C’est l’objet du travail des Labos de mettre au point des formations, des outils, des propositions pratiques pour en développer l’expérience.
Nous avons également contribué à créer des comportements responsables  , privilégié l’acte éducatif pour protéger le patrimoine commun.

grâce à « U MARINU » car l’association a convié les enfants du pourtour méditerranéen et les acteurs de l’éducation à l’environnement, à bord d’un navire de la SNCM, pour participer à "La Mer en Fête".
Pour "Med’Educ" c’est les éducateurs, les enseignants, les institutionnels peuvent se rencontrer, échanger sur ce qui les touche au quotidien, l’éducation à l’environnement en vue du développement durable.
Avec les Cafés des P’tits Bonheurs de l’ASSOCIATION SENS DE VIE, nous avons partagé le sujet de la "Biodiversité dans la Nature, dans les Cultures, la Mer Méditerranée au Centre", comme un processus d’unification des différences.
Les "Promenades créatives" amènent à re-trouver le sentir, penser, parler, agir en cohérence.
Conclusion :
L’opération commune a permis des rencontres et des débats entre associations du réseau qui se connaissaient peu ou prou et qui se sont mobilisées autour d’un projet commun "Les voies de la mer (e)", cette expérience unique a été une réelle opportunité de mieux se connaître et d’envisager de futures collaborations et partenariat : "choisir la mutualisation contre la rivalité".
L’action commune comme un analyseur et un lieu de recherche sur le concept de réseau et sur les stratégies à se donner pour le renforcer et l’élargir c’est la nécessaire dispersion des acteurs, chacun agissant sur un ou plusieurs territoires. L’action relève toujours du sujet singulier. Le commun est à construire.

 

Un blog a été créer ou vous pouvez retrouver les activités:

http://lesvoiesdelamer.blogspot.fr/

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